Les TMS en chiffres

  • 87% des maladies professionnelles
  • 8,4 millions de journées de travail perdues
  • Une forte proportion d’affections périarticulaires
  • Coût moyen d’un TMS pour une entreprise : un 13ème mois
  • 1ère cause des maladies professionnelles indemnisées.
  • De 50 à 70% de sous déclaration des TMS
  • Augmentation de 8 à 10 % par an

Source : Bien au travail

Numéro du tableau des Maladies Professionnelles dans le Régime Générale des Travailleurs :

Dénomination
57 Affections périarticulaires dues aux gestes ou aux postures.
69 Affections provoquées par les chocs ou vibrations de certaines machines outils, outils et objets et par les chocs itératifs du talon de la main sur des éléments fixes.
79 Lésions chroniques du ménisque.
97 Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par des vibrations de basses et moyennes fréquences.
98 Affections chroniques du rachis lombaire provoquées par les manutentions manuelles de charges lourdes.

Les Maladies à Caractère Professionnel (MCP)

La notion de maladie à caractère professionnel (MCP) définie comme toute maladie susceptible d’être d’origine professionnelle mais qui n’entre pas dans le cadre des tableaux de maladies professionnelles indemnisables, a été introduite par le législateur dès 1919. Cette terminologie a pour objet de mieux circonscrire  la prévention des maladies professionnelles et d’acquérir une meilleure connaissance de la pathologie professionnelle ainsi que de l’extension ou de la révision des tableaux. Elles toucheraient 1 salarié sur 28.

Le coût des TMS

Selon la CPAM des Pays de la Loire, le coût moyen d’un TMS à l’épaule pour l’entreprise est de 17 000 euros, sans compter l’arrêt de 220 jours.

Le coût moyen d’un TMS pour le canal carpien pour l’entreprise est de 12 780 euros, sans compter l’arrêt de 151 jours.

Le coût moyen d’un TMS pour la tendinite de la coiffe des rotateurs pour l’entreprise est de 52 759 euros, sans compter l’arrêt de 298 jours.

Le coût moyen d’un TMS pour une épicondylite pour l’entreprise à 18 220 euros, sans compter l’arrêt de 195 jours.

Les troubles musculo squelettiques pèsent non-seulement sur les salariés du point de vue de la santé (douleur, mobilité réduite, etc.), mais également sur l’entreprise d’un point de vue financier, en engendrant des surcoûts liés à la perte de productivité, la réorganisation et l’embauche de main d’œuvre de remplacement.

La prévention et la formation peuvent réduire les risques de TMS

Afin de diminuer les facteurs et les risques pouvant provoquer l’apparition de TMS chez les employés, il est possible de mettre en place des solutions efficaces.

La formation reste la meilleure façon de sensibiliser les salariés et l’employeur aux risque de blessure ou d’accident. La prévention est au cœur de tout le processus de formation. En tenant compte des conditions de travail et du cadre dans lequel est exercée l’activité dans les entreprises, une formation dédiée est dispensée à l’ensemble du personnel.

Les bonnes pratiques et les gestes essentiels en matière de prévention sont enseignés, afin de diminuer les risques liés aux troubles musculosquelettiques.

TMS, définition : les troubles musculo squelettiques concernent les affections liées à l’appareil locomoteur. L’apparition de douleur ou de manque de mobilité sur l’un des membres (inférieur ou supérieur). Ce type de symptôme peut être aggravé ou entretenu par le travail. Dans ce cas, on parle de TMS.

La sécurité et la prévention sont avant tout une question d’organisation

Améliorer les conditions de travail et de vie dans l’entreprise permet souvent de diminuer les risques liés aux accidents.

Qu’il s’agisse d’arrêts maladie liés à des accidents de travail ou à des troubles musculo squelettiques, mettre en place un plan de prévention des risques à l’échelle de toute une entreprise permet d’obtenir d’excellents résultats.

  • Les arrêts maladie sont beaucoup moins nombreux et leur impact financier s’amoindrit.
  • Les employés pâtissent de moins de troubles de la santé.
  • Les TMS reculent.
  • La productivité de l’entreprise augmente.

Les actions mises en place sont souvent relativement simples, mais facilitent la vie professionnelle des employés :

  • Intervention de professionnels de la santé en prévention des éventuels risques d’accident (ostéopathe, chiropracteur).
  • Mise en place d’un plan d’organisation du travail, pensé pour faciliter au maximum la manutention.
  • L’accent est mis sur l’ergonomie des tâches.

En faisant appel à l’intervention de professionnels de la santé, la diminution de la douleur potentielle et des risques liés aux troubles musculo squelettiques sont détectés au plus tôt, permettant ainsi d’éviter leur aggravation ou le fait que ce symptôme ne devienne chronique. De même, cela permettra également d’en détecter les facteurs déclenchants. Ainsi, il sera possible de prévenir les éventuels risques à venir.

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